La dysplasie : Intérêt du dépistage précoce

 

imagesQUAND ET COMMENT EFFECTUER UN DÉPISTAGE DE DYSPLASIE ?

Cette affection, dont les prémices s’installent dès les premières semaines du chiot, se caractérise dans un premier temps par une laxité articulaire exagérée puis dans un second temps, par une dégénérescence articulaire où se mêlent déformations des contours osseux et délabrement du cartilage.

Traitement d’une plaie cornéenne

Peter_1Athos, shih tzu mâle, agé de 11 ans, est présenté en consultation pour une perforation cornéenne datant de huit jours faisant suite à une bagarre avec un chat. Le jour de la consultation, Athos est abattu (température 39,5°C), ne mange plus. La région orbitaire est très enflée, avec un abcès sous palpébral et rétrobulbaire. La douleur est intense et l’examen ophtalmologique est réalisé sous tranquillisation.

 

Présence d’une perforation centrale de la cornée avec staphylome , le tout étant couvert d’un bouchon de fibrine. Du pus coule d’une plaie au niveau de la conjonctive palpébrale supérieure.

Une intervention est réalisée sous microscope opératoire. La zône est nettoyée et désinfectée. Le bouchon de fibrine est enlevé et révèle un staphylome ( passage d’une partie de l’iris dans la brêche cornéenne). Devant l’ancienneté du staphylope, une section de la partie herniée de l’iris est réalisée. Une rinçage de la chambre antérieure est effectué. Une substance viscoélastique Acrivet Biovisc® 1,2% est injectée pour rétablir le volume oculaire.Peter_2

L’aspect infecté de la conjonctive nous empêche de réaliser un lambeau conjonctival pour traiter la perforation cornéenne.

Une prothèse de Vet BioSISt® est mise en place et suturée à l’aide de points séparés avec du PDS 6/0.

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Aspect postéopératoire immédiat : le disque de Vet BioSYSt® est en place.

Le traitement post-chirurgical comprend une antibiothérapie par voie générale et antalgique buvable pendant 10 jours. Localement , une goutte d’un collyre est  instillée 3 fois par jours pendant 3 jours.

Un carcan est mis en place.

 

Peter_3Contrôle à J4 : L’abcès orbitaire a fortement diminué, la conjonctive est moins enflée.

L’animal se laisse beaucoup plus facilement manipuler. Il est rendu à ses propriétaires.

Le traitement par voie générale est maintenu. Les gouttes de collyre sont administrées 4 fois par jour.

 

Peter_6Contrôle à J10: Nette amélioration.

 

Contrôle à J30: la cicatrisation est terminée, le greffon est en partie remodelé.

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Contrôle à J 60: le greffon est résorbé. Une trace cicatricielle persiste.

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Le VET bioSISt® est un biomatériau qui se présente sous forme de feuilles ou de disques. Il contient différents éléments naturels, collagènes (type I, III et IV), fibronectine, decorine, acide hyaluronique, chondroïtine, heparan sulfate et facteurs de croissance (TGFβ, FGF-2, and CTGF).

Il est utilisé pour la réparation ou le renforcement de tissus (peau, organes internes) dont la cornée (ulcères profonds, plaies).

 

La coagulation

LA COAGULATION :                      Blood flowing through an artery (Red Globules)
 
Il y a plusieurs raisons qui peuvent faire qu’un chien ou un chat se met à saigner : la plus fréquente est l’empoisonnement par la mort aux rats (coumariniques), mais il peut aussi s’agir d’un problème local (par exemple une plaie à l’intérieur du nez lors d’infection dentaire sévère),  d’une chûte du nombre de plaquettes sanguines, de mécanismes de coagulation disséminée à l’intérieur des vaisseaux, plus rarement d’hémophilie…
 
      images-2Lorsqu’un animal est présenté à 22 heures avec un saignement (photo de droite : épistaxis = saignement de nez chez une berger allemand atteinte de leishmaniose), il n’est pas question d’attendre les heures ouvrables des laboratoires avant de comprendre pourquoi l’animal saigne, et comment on va pouvoir le traiter.
 
 
La clinique dispose donc d’un automate de coagulation permettant de IMG_1517réaliser un temps de Quick et un TCA , l’analyseur d’hématologie et le microscope permettant, eux, de connaître le nombre des plaquettes sanguines, d’en estimer la forme, et de rechercher les agents infectieux qui en gênent le fonctionnement . Ces examens permettent déjà d’identifier la plupart des problèmes de coagulation. Dans les cas les plus complexes, un bilan de coagulation complet sera demandé dans un laboratoire d’analyses médicales.