La dysplasie : Intérêt du dépistage précoce

 

imagesQUAND ET COMMENT EFFECTUER UN DÉPISTAGE DE DYSPLASIE ?

Cette affection, dont les prémices s’installent dès les premières semaines du chiot, se caractérise dans un premier temps par une laxité articulaire exagérée puis dans un second temps, par une dégénérescence articulaire où se mêlent déformations des contours osseux et délabrement du cartilage.

Schématiquement, la laxité en est le trait dominant jusque vers 6 à 10 mois d’âge, et au-delà la dégénérescence arthrosique s’installe irrémédiablement.

 Quand suspecter une dysplasie :

Parce que les chiens ont 4 membres et une capacité de transfert vers l’avant pour soulager des hanches inconfortables, les chiots dysplasiques n’expriment pas de franche boiterie dans les premiers mois de leur vie.

Seul un examen radiographique complet permet de dépister précocement la dysplasie de la hanche.

imagesLe test radiographique standard, s’avère moyennement sensible chez les très jeunes individus pour détecter la laxité coxo-fémorale, quand celle-ci est débutante. Sur les radiographies standards ont ne peut rechercher que le défaut de couverture acétabulaire et le pincement articulaire. La sensibilité de cette technique de dépistage n’est que de 50%. C’est à dire que seulement la moitié des chiens jugés normaux lors de cet examen sont réellement indemnes de dysplasie à l’âge de 2 ans.    Unknown

 

 

 

Pour améliorer le sensibilité du dépistage radiographique chez les très jeunes animaux, nous réalisons des vues additionnelles. Cette méthode brevetée est utilisée pour calculer un index de distraction qui quantifie le déplacement latéral de la tête fémorale et donc permet de détecter précocemment une instabilité de cette articulation.  Unknown-1

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Les différentes études scientifiques ont montrer :

– Si un chiot de 18 à 20 semaines cumule une absence d’instabilité articulaire sur les deux hanches, une couverture acétabulaire normale sur les deux hanches et un index de distraction < 0,5 , ce chiot aura des hanches indemnes de dysplasie à l’âge de 24 mois dans plus de 95% des cas.

    

 – Par contre si un chiot de 18 à 20 semaines cumule au moins une hanche instable, un défaut de couverture acétabulaire sur au moins une hanche et un index de distraction > 0,5 sur une hanche, ce chiot aura dans plus de 95 % des cas une dysplasie des hanches. Il pourra alors être candidat à une correction chirurgicale par symphysiodèse pubienne juvénile  (à pratiquer avant l’âge de 20 semaine pour une efficacité optimale).

 

Le diagnostic de la dysplasie est à faire le plus tôt possible parce qu’il existe des solutions correctrices et qu’on ne peut plus les appliquer quand la dégénérescence a débuté. Parmi ces solutions, la plus simple à mettre en oeuvre, la symphysiodèse pubienne n’a plus lieu d’être après 18 à 20 semaines.